Demon - Midnight funk

Difficultés d'appréhension
Comment décrire la musique de Demon ? L'exercice s'avère plutôt complexe tellement le son prodigué par ce frenchie est original et différent des autres productions électroniques. Nous allons tout de même nous y essayer.

La french touch tourne en rond
Parlons donc des autres productions électroniques françaises. Si elle rencontrent un vif succès outre-Manche (Daft Punk, Modjo, SuperFunk, etc.) grâce à l'inépuisable phénomène de la french touch, en France elles tournent un peu en rond. Et oui, la musique ne se renouvelle pas, on reprend les mêmes et on recommence. Cet album de Demon pourrait être classé entre Homework (Daft Punk, 1997) et Paradise (Bob Sinclar, 1998) avec tout de même une petite touche de Play (Moby, 1999).
 Mais c'est se tromper que de classer cet album, il est tout bonnement inclassable. Il est demeure unique en se démarquant de ses "concurrents". Loin du son électro-House très en vogue actuellement (Benjamin Diamond, Daft Punk, Stardust, etc.), Midnight Funk dispense une musique groovy, entraînante et plutôt chaleureuse.

Le combat acoustique / électronique
Demon réussit à donner une certaine vitalité à sa musique électronique. Autant la musique de type acoustique est chaleureuse et accueillante, autant la musique électronique reste désespérément frigide. Demon arrive donc à offrir la chaleur de la musique acoustique à la musique électronique dans un mélange savamment dosé de rythmes house, de voix suaves et d'harmonies aussi agréables que douces à écouter. Jamais on n'avait rencontré un album House aussi vivant. Midnight Funk ne représente pas vraiment une musique à danser, mais plutôt une musique à écouter du début à la fin pour apprendre ce qu'est une véritable musique électronique.
 A noter que le single "You are my high" avec Heathbreaker est totalement hors-sujet du reste de l'album. Il représente le seul et unique point négatif de cet album.

Demon, Midnight Funk. Small / Sony music. 115 FF à la Fnac.

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