... Luc Besson quand même
Yamakasi, késako ? Le terme Yamakasi (qui nous vient du zaïre)
signifie "Esprit fort, corps fort, homme fort" en dialecte lingala.
Les Yamakasi sont donc sept troubles-fêtes qui s'amusent à grimper
sur les immeubles de leur banlieu-mère. Mais en imitant les Yamakasi,
Djamel, un jeune garçon atteint de problèmes cardiaques, tombe
et si on ne lui donne pas un nouveau coeur dans les 24 heures il mourra. Les
Yamakasi partent donc en quête de l'argent pour lui acheter un nouveau
coeur, cela de manière plus ou moins illégale.
Notre
confrère Picsou Magazine, un journal destiné aux enfants (comme
le film), donne un avis très subtil sur le film : "On dirait
un scénario de maternelle, mais heureusement, il y a les cascades !".
Tout est dans cette phrase. Si on va voir ce film, c'est bien pour les images
et pas pour le scénario. Celui-ci étant écrit par Luc Besson
(également producteur) on comprend mieux le film.
On prend les mêmes et on
recommence
En regardant Yamakasi, on a l'impression de voir un Taxi bis. Même type
de scénario incohérent et peu travaillé, même images
chocs, etc. C'est la même recette. Le public change un peu, mais pas énormément.
On trouve dans le public un peu plus d'enfant que pour Taxi mais les 12-17 ans
dominent toujours le type de public. Le type de cinéma que Besson fait
passer est assez américain : scénario de 3 pages et images
chocs. Une recette qui marche, mais qui finit par lasser. Bref, on tourne en
rond, rien de nouveau ou d'innovant dans le paysage cinématique français.
Après la grosse déception du Pacte des Loups on étaient
en droit d'en attendre mieux.
Un
film à recommander pour les plus jeunes, mais à oublier après
l'âge limite de 18 ans ; surtout si on a déjà vu Taxi 1
ou 2. Autrement dit, quand on a vu un Besson, on les a tous vus.