BlueDolphin BlueDolphin, mai 2001 - www.bluedolphin.fr.st
Yamakasi, peut-être...

... Luc Besson quand même
Yamakasi, késako ? Le terme Yamakasi (qui nous vient du zaïre) signifie "Esprit fort, corps fort, homme fort" en dialecte lingala. Les Yamakasi sont donc sept troubles-fêtes qui s'amusent à grimper sur les immeubles de leur banlieu-mère. Mais en imitant les Yamakasi, Djamel, un jeune garçon atteint de problèmes cardiaques, tombe et si on ne lui donne pas un nouveau coeur dans les 24 heures il mourra. Les Yamakasi partent donc en quête de l'argent pour lui acheter un nouveau coeur, cela de manière plus ou moins illégale.
 Notre confrère Picsou Magazine, un journal destiné aux enfants (comme le film), donne un avis très subtil sur le film : "On dirait un scénario de maternelle, mais heureusement, il y a les cascades !". Tout est dans cette phrase. Si on va voir ce film, c'est bien pour les images et pas pour le scénario. Celui-ci étant écrit par Luc Besson (également producteur) on comprend mieux le film.

On prend les mêmes et on recommence
En regardant Yamakasi, on a l'impression de voir un Taxi bis. Même type de scénario incohérent et peu travaillé, même images chocs, etc. C'est la même recette. Le public change un peu, mais pas énormément. On trouve dans le public un peu plus d'enfant que pour Taxi mais les 12-17 ans dominent toujours le type de public. Le type de cinéma que Besson fait passer est assez américain : scénario de 3 pages et images chocs. Une recette qui marche, mais qui finit par lasser. Bref, on tourne en rond, rien de nouveau ou d'innovant dans le paysage cinématique français. Après la grosse déception du Pacte des Loups on étaient en droit d'en attendre mieux.
 Un film à recommander pour les plus jeunes, mais à oublier après l'âge limite de 18 ans ; surtout si on a déjà vu Taxi 1 ou 2. Autrement dit, quand on a vu un Besson, on les a tous vus.

Retour Retour © BlueDolphin, contact: bluedolphin@fr.st BohwaZ