Un triste décor
Chenôve pour la plupart ce n'est que deux lignes dans le dictionnaire,
mais ce n'est pas que cela. Chenôve, c'est surtout une ville classée
zone franche. Elle est donc directement assimilée à la délinquance
des jeunes, la violence urbaine et souvent au déclassement social. Alors
qu'avant la construction de ces "bâtiments modernes" dans les
années 60-70 Chenôve n'était qu'un petit village de vignerons
dont le vin était très apprécié notamment par Louis XVI.
Mais la politique de l'ancien maire de Chenôve (décédé
en 1999) a tout changé.
Roland
Carraz, l'ancien maire de Chenôve (aujourd'hui remplacé par Jean
Esmonin, son premier adjoint) a voulu pour la ville de Chenôve créer
un environment plus accueillant. Il a notamment procédé à
la création de plusieurs initiatives pour sortir les jeunes de la banlieue,
pour créer des événements culturels.
Aujourd'hui
L'objectif de Roland Carraz est presque atteint. De nombreuses initiatives comme
celles qu'organise la MJC font vivre et bouger la ville. Celle-ci étant
résolument active. La MJC diffuse notamment un film par semaine pour
faire découvrir le cinéma aux jeunes a un prix respectable. Chenôve
n'est pas en retard non plus sur les
Chenôve
n'est pas en retard non plus sur les nouvelles technologies. Oublions un moment
le site de la mairie qui est en sommeil depuis plus d'un an (Serveur indisponible
monentanément) et concentrons-nous sur le reste. La MJC (encore elle)
possède un site très actif avec notamment un forum qui relaie
l'ancien site créé en 1996 et délaissé en 1998.
On peut retrouver notamment le site d'un groupe de hip-hop excellent; celui
d'une association de jeux de rôles, etc. La MJC propose dans ses locaux
informatiques un accès à Internet par ADSL pour 20 FF par
heure.
L'avenir
Quel avenir pour Chenôve ? Espérons que de nouvelles initiatives
se créeront et qu'elle puissent faire oublier le décor si morose
de cette zone franche. En ce qui concerne l'avenir politique de la ville, le
coordinateur du conseil d'initiative des jeunes (CIJ) reste plutôt sceptique.
Lors d'une soirée philosophique avec pour thème "la démocratie
locale", il a pu se rendre compte de l'état des choses. Il trouve
que le fait que les élus locaux soient venus est une bonne chose mais
que le thème de la soirée à été dissipé,
peut-être volontairement. Les élus ont fait le point sur ce qui
marchait ou pas mais se sont abstenus de communiquer sur l'avenir. Certains
élus restent hermétiques à toute tentative de dialogue
et les jeunes ont disparus des priorités électorales. Le coordinateur
du CIJ regrette également qu'il n'y ait pas eu plus de jeunes à
cette soirée.
Il juge inadmissible le discours de certains élus qui ont affirmé
à propos de la soirée Hip-hop du jeudi 1er mars "La mairie
a organisée le spectacle du début à la fin : préparation,
prise de contact, organisation, sécurité". En effet, la préparation,
la publicité, l'organisation et la sécurité ont été
effectuées par des jeunes bénévoles dont une grande partie
venant du CIJ. Les élus n'ont fait que fournir la salle. Mais d'après
le coordinateur du CIJ le dialogue continue et le CIJ fera le maximum pour que
ça aboutisse.